Les Graines Silencieuses: Parler de l'Environnement - Interview Sonadie San
Dans cette interview, Sonadie San, réalisatrice du court-métrage Les Graines Silencieuses, nous emmène dans les coulisses de son tournage et nous explique son parcours. Cette interview fait partie de notre collection "Films for a Change" : des court-métrages en faveur du changement social !
"Mon seul conseil est : ACTION"
Les Graines Silencieuses
Réalisé par Sonadie San
BIOGRAPHIE
Son cinéma s’inscrit dans une démarche résolument engagée, interrogeant les questions d’identité, de transmission, de rapports de domination et de justice sociale. À travers la fiction, elle explore les tensions entre l’intime et le politique, donnant une place centrale aux corps, aux mémoires et aux savoirs marginalisés.
Elle a réalisé plusieurs courts métrages remarqués, parmi lesquels Ouvre les yeux, Ouro Preto, Le Souffle et Carmenicide. Sonadie San conçoit le cinéma comme un langage de liberté et un outil de transformation sociale.
Elle développe actuellement plusieurs projets de longs métrages.
Qu’est-ce qui t’a inspirée à susciter une discussion autour de ce sujet ?
Arrivé en France dans les années 1980, il a intégré l’idée que consommer de la viande, et en grande quantité, était un signe de réussite sociale et de bonne santé. Cette vision lui paraissait déjà excessive, mais à l’époque il voulait croire au modèle occidental.
Aujourd’hui, alors que le discours s’est inversé et qu’il s’y est adapté, il se retrouve mis en accusation — souvent par sa propre fille. Cette situation génère des conflits profonds, issus d’injonctions culturelles et économiques contradictoires.
En quoi dirais-tu que ton court-métrage explore ou propose un changement ?
Aujourd’hui encore, mon père est capable de concevoir et de transformer n’importe quel jardin, privé ou collectif. Le film affirme également que les personnes non blanches sont, elles aussi, directement concernées par les enjeux du changement climatique — non pas comme victimes abstraites, mais comme acteurs et détenteurs de solutions concrètes.
Quel a été le plus grand défi auquel tu as été confronté lors de la production de ton court Les Graines Silencieuses ? Comment l’as-tu surmonté ?
J’ai donc choisi de travailler avec ce que j’avais, du mieux possible, en considérant ce projet comme un laboratoire de création. Je voulais mesurer ce dont j’étais capable dans un cadre temporel aussi contraint.
Ma manière de traverser cette contrainte a été de me challenger, plutôt que de la subir.
Pourquoi crées-tu ? Quelle est ta motivation, et qu’est-ce qui te pousse à explorer des thématiques liées au changement social ?
Le seul espace où je me sens libre de penser, de dire et de relier les choses, c’est le langage cinématographique. M’entourer de personnes qui partagent cette vision est ma principale source de motivation.
Et, presque de manière romantique, je me dis que si je devais mourrir demain, j’aurais au moins posé ma pierre à l’édifice, à mon échelle, dans ce désir de transformation sociale. Tous mes films s’inscrivent dans cette même ligne éditoriale.
Peux-tu partager un conseil à notre public de réalisateurs indépendants qui réalisent leur premier court-métrage ?
Des projets à venir ? Parle-nous un peu de tes prochains travaux !
Où peut-on voir ton travail ? Comment nos amis cinéastes peuvent-ils entrer en contact avec toi ?
Regardez Les Graines Silencieuses sur indie-clips.com
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