Interview de Gaëtan Carville, coordinateur pédagogique de l’ESRA Paris

Découvrez l’interview de Gaëtan Carville, coordinateur pédagogique de l’ESRA Paris : son parcours, sa vision de l’enseignement et ses conseils aux étudiants.

Oct. 04, 2026 - 11:13
Mis à jour: 18 jours Il y a
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Interview de Gaëtan Carville, coordinateur pédagogique de l’ESRA Paris

Bonjour Gaëtan ! Peux-tu nous en dire un peu plus sur toi et ton rôle à l’ESRA ?

Bonjour ! Je suis Gaëtan Carville, coordinateur pédagogique de l’ESRA Paris. J’enseigne également au sein de l’école et je m’occupe notamment des cours de montage et de technique, principalement auprès des étudiants de première et deuxième année.

Mon rôle me permet donc d’être à la fois impliqué dans la pédagogie et dans l’organisation des enseignements.


Comment se passent les cours et les relations avec les étudiants ?

Cela dépend beaucoup du type de cours. Les travaux pratiques se déroulent généralement en petits groupes, d’environ dix à quinze étudiants, ce qui permet d’avoir des échanges plus directs.

Les cours en groupe sont évidemment un peu plus conséquents, mais l’interaction avec les étudiants reste très intéressante. C’est toujours enrichissant de découvrir différents points de vue, différentes personnalités et différentes manières de penser. C’est aussi tout l’intérêt des cours et des travaux pratiques.


Si tu devais donner un conseil aux étudiants de l’ESRA pour tirer le meilleur parti de leurs études et atteindre un très bon niveau, quel serait-il ?

Le conseil principal que je pourrais donner, c’est de pratiquer.

Il faut faire des films, expérimenter et raconter des histoires. C’est la base de notre métier. Peu importe finalement l’outil utilisé : aujourd’hui, on peut raconter une histoire avec un téléphone, une caméra ou de nombreux autres moyens.

Ce qui compte avant tout, c’est d’avoir envie de raconter quelque chose et surtout de le faire. Il faut tester, expérimenter et accepter que tout ne soit pas toujours parfaitement réussi.

On raconte des histoires de différentes manières : avec un scénario, un stylo, un ordinateur, une caméra ou encore au montage. L’essentiel est de pratiquer.


Y a-t-il une erreur fréquente que les étudiants font en arrivant à l’école et que tu cherches particulièrement à corriger ?

Ce n’est pas une question facile, car chaque étudiant est différent. Cependant, l’une des principales choses que nous devons leur apprendre lorsqu’ils arrivent à l’école, c’est la gestion du temps.

Faire un film demande du temps. Il y a un temps pour écrire un scénario, un temps pour préparer, un temps pour tourner et un temps pour monter. Et tous ces temps ne sont malheureusement pas extensibles à l’infini.

Il faut donc apprendre à être organisé et, surtout, à ne jamais sous-estimer le temps nécessaire à la réalisation d’un projet.

C’est probablement l’un des défauts les plus fréquents au départ. On se dit souvent : « Je reviens dans cinq minutes », puis cinq minutes deviennent beaucoup plus longues que prévu !

Nous essayons donc d’aider les étudiants à mieux évaluer le temps nécessaire à chaque étape afin qu’ils prennent conscience de tout ce qu’implique la réalisation d’un film.


Peux-tu nous parler du campus de Paris ? Qu’est-ce que tu apprécies particulièrement ?

Le campus de Paris est un campus très vivant et agréable.

Il y a une grande diversité d’étudiants et de formations. Le campus rassemble notamment les étudiants de l’ESRA, mais aussi ceux de l’école de son et de l’école d’animation. Il existe également une section internationale.

Tout cela crée un environnement très riche, avec beaucoup d’échanges entre les étudiants, des personnalités différentes et des parcours variés. C’est ce qui fait, selon moi, la richesse du campus.


Peux-tu nous parler de ta carrière et de ton parcours ? Comment es-tu arrivé à l’ESRA ?

Je suis arrivé à l’ESRA un peu par hasard, totalement par hasard même !

Avant cela, j’ai travaillé pendant de nombreuses années dans le montage. J’ai été intermittent pendant très longtemps et j’étais avant tout monteur pour la télévision. J’ai également travaillé sur des projets de fiction, aussi bien en tant qu’assistant qu’en tant que monteur.

Un jour, on m’a proposé d’intervenir à l’école. Au départ, je n’étais pas forcément très enthousiaste et j’ai même refusé. Je me demandais ce que j’allais bien pouvoir faire dans une école.

Puis, on m’a proposé une intervention ponctuelle et très courte. J’ai finalement accepté.

J’ai essayé, et cela m’a plu. C’est à ce moment-là que je me suis découvert, finalement, certaines prédispositions pour la pédagogie.

Depuis, j’ai enseigné de plus en plus, et aujourd’hui, c’est devenu mon activité principale. Je suis véritablement passionné par ce métier.

Et surtout, je pense que je n’ai jamais autant appris depuis que j’enseigne !


Est-ce que tu as encore des projets personnels dans le domaine audiovisuel ?

Malheureusement, j’ai beaucoup moins de temps qu’avant.

J’essaie encore d’intervenir ponctuellement sur certains petits projets, souvent de manière bénévole, lorsque je peux donner un coup de main.

Aujourd’hui, je m’occupe également de la coordination pédagogique et de l’organisation des plannings, ici à Paris mais aussi à l’échelle du groupe. Cela représente énormément de travail et me prend beaucoup de temps.

Par conséquent, j’ai malheureusement de moins en moins l’occasion de pratiquer sur des projets personnels. Lorsque cela arrive, cela reste plutôt anecdotique.


Un dernier mot sur ton expérience à l’école ou sur les étudiants ?

Ce qui me passionne avant tout dans mon travail, c’est la transmission et l’accompagnement des étudiants.

Enseigner permet également d’apprendre en permanence. Chaque étudiant arrive avec sa personnalité, son regard et sa manière de comprendre les choses. Cette diversité rend l’expérience particulièrement enrichissante.

L’essentiel, pour les étudiants, est de rester curieux, de pratiquer et de ne jamais avoir peur d’essayer.

Questions Fréquentes

Gaëtan Carville est coordinateur pédagogique de l’ESRA Paris et enseignant. Il intervient notamment dans les cours de montage et de technique auprès des étudiants de première et deuxième année. Avant de rejoindre l’ESRA, il a travaillé pendant de nombreuses années comme monteur pour la télévision et sur des projets de fiction.

Son principal conseil est de pratiquer. Faire des films, expérimenter, raconter des histoires et accepter de se tromper sont, selon lui, essentiels pour progresser dans les métiers de l’audiovisuel. Il souligne également l’importance d’apprendre à gérer son temps et à bien organiser chaque étape d’un projet.

Ce qui le passionne particulièrement est la transmission et l’accompagnement des étudiants. La diversité des personnalités, des regards et des parcours lui permet également d’apprendre en permanence. Pour lui, cette richesse des échanges constitue l’un des grands intérêts de l’enseignement à l’ESRA.

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